Le conte de Toto ou le con de Toto, selon les jours, les années, les avis.
CHAPITRE 3: Epalinges

…suite

-Ouais pas mal. Après on s’est pt’être vu deux fois en 6 ans. La première fois que je suis monté le voir à Epalinges, c’était l’expédition : descendre en ville jusqu’à St Francois avec le 7, première mission, aller jusqu’à la Place du tunnel à pied, deuxième mission, après prendre le 21 jusqu’à Epalinges… Moi qui dépassais jamais le pont de Chailly et la Rosiaz…
-Et alors ?
-Ben en fait, il avait connu des nouveaux copains et il faisait plein de trucs dans son bled.
-Du genre ?
– Ben des trucs qu’étaient pas trop pour moi à l’époque, du style il était à la société de Gym, au Ski Club au FCE…

– Je vois pas de mal à ça, c’est quoi au fait le FCE, c’est le foot ?
– Ben ouais, le club de foot d’Epalinges. Je crois même qu’il a finit au LS mais j’en suis plus sûr. Mais si, chuis con, y avait même John Dario dans son équipe !
-Le LS, quel frimeur c’Toto !
– Quoique ces temps, c’est un peu plus la honte que la frime, même si ils ont de nouveau leurs chances de rester en ligue A avec Constantin et le tchétchène.
– Ligue A, c’est quoi ça ?
– Ben c’est le nom qu’on donnait à la superleague, t’as déjà oublié, hein (sourire) ? J’ai jamais supporté ces termes anglophones de super et challenge league, comme les bachelors et les masters…
– Et il kiffait pas la musique ?
– Ben il en jouait pas. Par contre, il chopait tous les disques et les bons groupes grâce à ses frangegommes, du genre Genesis, Supertramp et évidemment Pink Floyd. Du reste, ca me fait penser, c’est dans cun contexte musical que je l’ai revu à Epalinges !!
-Ah ouais ? Au concert du premier août avec ton lampion ?
– Non t’oublies, au festival d’Epalinges! Y avait un des premiers festivals ! En m’eme temps qu’est né Paléo ! Ca s’appelait, festival folk d’Epalinges, une tuerie pour l’époque, Aristide Padigro faisait tout péter. Mon premier festival…
– Incroyable, j’en avais jamais entendu parler.Et après tu l’as totalement perdu de vue ?
– Ouais. On avait aussi fini par déménager sur Lausanne. Si bien qu’on s’est perdu de vue pendant plus de 6 ans…

T’imagines même pas où je l’ai revu la fois suivante ?
– Ben non ?
– C’était en aout , , au gymnase de Chamblandes. Le premier jour de la rentrée ! Qui je vois arriver en Ciao par la fenêtre: Toto ! Qu’est ce qu’il avait magouillé pour venir dans ce gymnase, alors qu’il habitait encore Epalinges… J’étais bien surpris en tout cas, ça m’a trop fait plaisir de se revoir. Lui aussi, du reste, il était tout aussi content. Il était en section latin-anglais comme moi dans la version en deux ans. Moi j’avais choisi la version en trois ans, un peu plus cool, mais avec le grec en prime (sourire).
Il avait perdu son année d’avance en route à Béthusy après avoir fait ces deux premières années au muséé Arlaud, dépendance du Collège de Villamont. Et là on allait passer deux ans ensemble, à se revoir tous les jours pour passer ce fameux bac !
– Et comment ça s’est passé ces retrouvailles ?
– T’oublies mec ! Je pense vraiment que toutes les années sont plus belles les unes que les autres mais je crois bien que ces deux années ont été les plus belles de ma vie, on a tout fait ensemble…
– Hey, chiale pas, en plus tu te la pètes. Vous avez passez votre bac, c’est ça ?
– Non, tu comprends pas, t’es trop jeune, ahahah. Non je déconne. T’as arrêté quand l’école déjà ?
– Vers 14-15 ans, comme ça.
– Donc t’as pas été au gymnase. Ben le gymnase, c’est le top. Pas les études, mais la période. T’es devenu grand, t’es libre, tu veux déconner, tes premières cuites, tout ça pendant deux ans,voir trois, jusqu’au purgatoire…
– Purgatoire ?
– Ben ouais, quand t’as passé ton bac ! C’est le vide, l’angoisse, tu dois décider de ce que tu vas faire dans ta vie, la zone, et les pressions de la famille j’t’en parle même pas…
– Tu sais ce que je pense de la pression, la pression je l’aime que blonde et avec un peu de mousse !
– Toujours aussi drôle !Mais bon y avait d’autres trucs de fous pendant cette période. Toto avait ramené le dernier disque de Bob qu’une de ses sœurs avait ramené de Londres , tout frais, c’était la folie. Il était complètement fou de Bob.
– Dylan ?

suite demain dans chapitre 4…

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