Le conte de Toto ou le con de Toto, selon les jours, les années, les avis.

CHAPITRE 8 : La bulle internet.
(…suite)

– Merci ! Faut dire aussi que la façon si simple dont t’en parles rendrait presque le truc…intéressant.
– Cool ! Pourvu que ça dure ! Donc, 6 ans après l’éclatement de la bulle japonaise, soit vers 1996, est née la bulle suivante, celle du Nasdaq. Le Nasdaq est la bourse éléctronique de NY qui abrite les sociétés hi-tech. On y retrouve tous les poids lourds américains, comme Apple, Amazon ou Google aussi bien qu’une pétée de sociétés technologiques du monde entier comme Logitech.


A la différence de la bulle japonaise, cette bulle a touché…l’ensemble de la planète. Une récession toucha le monde entier, et particulièrement tout ce qui touchait de près ou de loin à la nouvelle économie. Faut dire qu’y a eu 2 énormes trucs en même temps: la dérégulation du marché des télécommunications et ,et…??
– Internet ?
– Exact ! Il y eut donc une énorme spéculation sur toutes les valeurs liées aux télécoms et à la nouvelle économie. Des sociétés nouvelles apparaissaient comme elles pouvaient disparaître. L’exemple le plus frappant a été Netscape, leader mondial de la navigation Internet en 95-96 et qui, faute d’accord avec Microsoft, perdit tout le marché quand Microsoft balança gratos son Internet Explorer avec Windows. Netscape a été racheté par AOL (American On Line) en 1998 pour plus de 4 milliards de dollars et a complètement disparu en 2003 !
De 1996 à 2000, le Nasdaq est passé de 1000 à 5000, la folie. Et évidemment la bulle a fini par péter, il est retombé en deux ans à moins de 1500.
En Suisse l’action Kudelski est passée de 250 francs fin 2000, à 25 francs fin 2002, 10 fois moins. Elle est à 8 francs aujourd’hui, 30 fois moins…ce qui n’empêche pas André Kudelski de continuer à aller r au WEF, on perd pas les bonnes vieilles habitudes !
Dans cette bulle, l’effet de levier a à nouveau précipité le tout. Depuis la bulle japonaise et depuis la dérégulation de La City en 86, les produits dérivés ont explosé, il y a eu une multitude de nouveaux produits financiers spéculatifs de plus en plus complexes. La pratique des stock options s’est généralisée dans cette période….
– C’est quoi ces stocks options,souvent entendu parlé mais jamais compris ?
– En fait toutes ces futures grandes boîtes sont parties de rien…
– Parti de rien ?? ahhahah !
– Ben ouais, de rien. C’étaient toujours 2-3 mecs qui ont commencé à bricoler dans leur coin. A la Bill Gates dans son garage, à la maison ou dans leur piaule pourrie au campus. Des mecs qui ont commencé tout petit et qui sont devenus les nouveaux milliardaires…Comme Zukkenberg avec Fb.
Donc les stock options, c’est un moyen de recruter les meilleurs de la branche, les cracks, avec un salaire pas trop gros mais une possibilité de gagner beaucoup d’argent en cas d’introduction en bourse et de vente de leurs options. Ca fait bosser les gars comme des malades ! Les fondateurs en détiennent un paquet et l’équipe de direction le reste.
Les grandes anciennes sociétés cotées ont aussi généralisé l’usage des stocks options pour leurs dirigeants. Les gains potentiels sont liés à la valeur de l’action et ont un fort effet de levier. En cas de hausse de l’action, les stocks options explosent ! C’est comme ça que nombres de grands chefs d’entreprise ont la majeure partie de leur salaire qui provient des stock options.
– Donc ces stock options sont en fait comme ces bonus qui font scandale dans la presse ?
– Oui et non. Si au final, le résultat est le même, c’est à dire plus de thunes pour le bénéficiaire, les stock options sont directement liées au cours de l’action alors que les bonus sont liés à des gains réalisés sur des opérations déterminées, tu vois ce que je veux dire?
-Ben, donne moi un exemple, ça sera plus facile!

– Alors euh, les banque d’affaires ! Les banques d’affaires sont les championnes pour donner des bonus à certains employés sur les gains qu’ils réalisent, indépendamment des résultats obtenus par l’ensemble de la boîte.
– Tu veux dire quoi par banque d’affaires ?
– Aie, aie, comment expliquer ? Bon, en gros si tu veux,pour simplifier,il y a 4 sortes de banques.
Il y a les banques spécialisées dans la gérance de fortune.Les banques privées en sont un bon exemple. Elles récoltent de la thune et la placent..
Il y a les banques spécialisées dans les prêts hypothécaires comme la banque Raiffeisen.
Elles financent les achats de biens immobiliers.
En 3e, il y a les banques commerciales, de dépôt ,elles recueillent l’épargne des ménages et des entreprises et accordent des crédits et des services aux clients, elles ont des guichets.
Et enfin les banques d’affaires. Les banques d’affaires font de la « haute finance »,. Certaines n’ont même pas un guichet. Les montants en jeu sont énormes. Elles négocient les grandes fusions et grandes acquisitions. Elles financent les grandes sociétés.Elles émettent des emprunts entre sociétés, collectivités publiques ou états, elles organisent les introductions en bourse, elles créent des nouveaux produits financiers, elles spéculent . Elles entretiennent des liens privilégiés avec les banques centrales et les gouvernements, jouant souvent plusieurs rôles, de bailleur de fonds, de conseiller, de confident privilégié…
– Comme les super Mario, ex de chez Goldman ?
– Je vois que finalement, sans en avoir l’air, tu suis bien l’affaire (sourire) !
– Et UBS et Crédit suisse dans tout ça, tu les mets dans quelle catégorie alors ?

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