Le conte de Toto ou le con de Toto, selon les jours, les années, les avis.

CHAPITRE 17 : Le Puzzle manquant !

– Allo Toto c’est toi ? C’est moi, ça va ?
– Eh ciao, ça va ? J’ai vu ton sms, je te rappelle, c’est un peu tard, tout va bien ?
– Oui, oui, tout bien.Ca fait des heures qu’on parle avec un bon pote à toi ! C’est parti de toi et de ta candidature, après on a dévié sur l’économie et la fiscalité, tes deux chevaux de bataille…
– Excellent, mais un bon pote à moi, c’est qui ?
– Surprise j’te le passe !
– Allo, c’est qui ?
– C’est moi ducon !
– Oh non j’y crois pas, trop cool. Ca fait un bail qu’on s’est pas vu, énorme, comment tu vas, toi ,tes enfants, ton boulot, tout… ?


– Ben tout va bien, en gros… Et toi, ça va ? Cette campagne alors, comment ? On parlait justement de cette bombe du Contrôle Fédéral des Finances qui va sortir vendredi.
– Ouais c’est la folie ! C’est la pièce du puzzle qui me manquait !
– Pièce du puzzle qui te manquait, tu joues au cluedo ?
– Et oui, le puzzle manquant ! Les rabais fiscaux font l’objet d’une telle omerta dans le canton de Vaud qu’il est très dur de pouvoir quantifier les montants en jeu aussi bien que de savoir quelle société bénéficie de quoi. Il manquait donc cette dernière pièce du puzzle de la promotion économique vaudoise, des exemples concrets de bénéficiaires d’exonérations. Et ça, seul un organisme officiel pouvait donner des chiffres et des exemples, dès vendredi ce sera fait officiellement, par le Contrôle Fédéral de Finances !
C’est la TSR qui a percé le tuyau, on en saura plus vendredi. Ce qui est sûr c’est que ça met l’ensemble de la classe politique vaudoise dans l’embarras. Aucun parti n’a pris comme cheval de bataille ces cadeaux fiscaux excepté…le Parti de Rien !
La droite est dans ses petits souliers, elle doit affronter toutes les critiques pour toutes ces exagérations.Quant à la gauche, ils sont mal à l’aise. Normal, ils ont laissé faire tout ça pendant une législature sans rien dire, ou en tout cas, sans montrer beaucoup d’opposition.
Les verts, eux , ils disent que les vaudois sont plus intéressés par le problème des loyers excessifs, mais tout est lié. Ces exonérations massives ont un effet certain sur l’envolée des prix de l’immobilier sur l’arc lémanique !
L’omerta sur ces pratiques fiscales vit ses derniers jours, plus rien ne va se passer comme avant…
– Ouais t’as fait fort en t’attaquant à tout ça depuis le début de la campagne, la réalité rattrape tes propos, quel bol, tu fais chier…
– Ben pendant 3 semaines, j’étais le seul à en parler et là…tout le monde en parle ! Et ça risque de durer pendant le reste de la campagne…
– Enorme ! Sinon j’ai lu que tu proposais de faire un moratoire de 5 ans sur de nouvelles attributions d’exonérations et de forfaits ?
– Oui, c’est une mesure d’urgence pour limiter les dégâts envers les autres cantons et envers tous les pays européens qui nous mettent la pression pour ces cadeaux fiscaux. Mais en fait c’est toute la promotion économique du canton qu’il faut revoir, disons une bonne partie, faudrait qu’on se voie et qu’on en parle sérieusement !
– Attends je t’avertis tout de suite, on risque bien d’être d’accords sur plus d’un sujet, j’ai fait le tour de tous les aspects de la fiscalité pendant des années dans les banques d’affaires, mon bureau d’optimisation fiscale et maintenant au DEV, et…et j’en arrive au même point que toi, le canton de Vaud va dans le mur s’il continue dans cette voie. On va moins s’engueuler, mais t’en fais pas, je chercherai des failles, comme à mon habitude.
– Incroyable, tu vois , je t’avais dit : y a que les cons qui ne changent pas d’avis !
Et en plus je ne savais pas que tu bossais au développement économique vaudois, il faut que tu me dises comment ça se passe ?
– Désolé, j’ai le secret de fonction pour bien des informations. Par contre , j’aimerai bien que toi tu nous parles de tes propositions concrètes, ça nous intéresse.
– Ok, débarquez à la maison vendredi pour une fondue et on parle de tout ça !
– Attends deux secondes ! …Ouais c’est bon, on peut les deux. Alors à vendredi soir.
– Terrible à vendredi, vers sept heures, comme ça on a le temps…

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