Le conte de Toto ou le con de Toto, selon les jours, les années, les avis.
…suite

Chapitre 20 Petites Entreprises : Situation d’Urgence !

– Et bien en premier il faut décréter un plan d’urgence pour la création de PE. Donc il faut de l’argent. Comme j’ai déjà dit, dans tous ces métiers qui ne révèlent pas d’une haute technologie, peu de moyens suffisent déjà à créer un busines, à débuter. Suite à toutes ces crises bancaires à répétition, il est devenu juste impossible d’obtenir un crédit auprès des banques pour les petits.
– Confirmé, impossible !
– Donc, l’aide de l’Etat est primordiale pour toutes ces petites boîtes en formation. Et de petits montants deviennent très important, beaucoup de business ne se montent pas faute de trouver 50’000 balles. C’est à ce niveau que doit intervenir l’Etat, créer un fonds annuel d’urgence de 10 millions pour aider à la création de 200 nouvelles petites entreprises chaque année, dans des domaines très variés. 10 millions, ce n’est pas beaucoup, Bobst a reçu 12 millions d’aide pour son centre de formation le lendemain d’une annonce de licenciements de plus de 400 personnes, pour raison de délocalisation…
Leuba a également proposé à Kudelski de l’aide d’un fonds spécial doté de 76 millions quand ils ont annoncé 120 licenciements…pour raison de délocalisation. Kudelski a refusé gentiment et a conseillé à Leuba d’aider des petites entreprises !
– Quoi, Bobst et Kudelski délocalisent ?
– Ben, ils ne s’en cachent pas, ils le disent carrément. Kudelski connaît de graves problèmes structurels, ils sont presque obligés. Quant à Bobst, c’est un choix pris il y a déjà 3 ans par le nouveau directeur, avant la baisse de l’euro… Car évidemment, la rengaine habituelle c’est que c’est tout la faute à l’Euro !
– Mais pourquoi personne n’a gueulé contre Bobst et Kudelski pour ces licenciements ?
– Je ne sais pas, j’ai pas compris. Face à de la pure délocalisation, il n’ y a eu ni protestations des employés, ni pressions des politiques, ni critiques des médias…pour deux des plus grands fleurons du Canton qui se cassent gentiment en Asie…
– En comparaison avec Novartis, c’est vrai que j’pige pas ! Mais revenons à ce fonds annuel de 10 millions, quand fais-tu pour l’organisation et tout ?
– Et bien le contraire de City management, faire qu’avec ces 10 millions, on aide bien 200 sociétés à se créer dans le canton et pas 50 suite au coût du fonctionnement de l’organisation.
– Ah oui, super ! Et tout le monde boss gratos ?
– Presque ! Il faut une mini structure qui réceptionne les projets de création d’entreprises, qui choisissent les 200 meilleurs et qui les transmettent à des cercles extérieurs bénévoles ?
– Cercles extérieurs bénévoles, c’est une nouvelle secte ?
– Non, ça serait de créer des petits cercles d’entrepreneurs dans chaque métier, 5 personnes, des gens ayant plus de 10 ans d’expérience et qui sont les références dans leur métier, des chefs de moyenne entreprise de plus de 20 personnes, des pros dans chaque branche. Des entrepreneurs motivés de promouvoir le canton et de conseiller les petites entreprises face à tous les problèmes du début. Ces personnes se verraient deux fois par année pour décider des attributions de crédit, pour choisir les meilleurs projets . Il faut une structure qui ne coûte rien, très légère,faite de bénévoles…
– Bénévoles tu rêves ?
– Non je rêve pas, si Rosselat arrive à trouver 3500 bénévoles pour une semaine de festival, on peut trouver 500 entrepreneurs bénévoles vaudois pour juger des meilleurs projets des jeunes pousses, pour promouvoir le canton pour les années futures.
– Tu crois sérieusement que les entrepreneurs seraient d’accord ?
– Pas les gros, c’est sûr, eux ils vont à Davos et ne parlent plus aux petits, au mieux ils les absorbent !
Non, il faut les chefs de PME, ceux qui se souviennent encore des problèmes rencontrés pour fonder et développer un business. Ils seraient d’accord à une seule condition ?
– Laquelle ?
– Que la procédure soit la plus légère possible et que les décisions se prennent rapidement. C’est un point important. Du reste, c’est une des raisons pour laquelle les chefs d’entreprise ne s’engagent pas en politique. Tout prend du temps, même devant une situation d’urgence.
– Pour les Vaudois, l’urgence c’est le prix de leur loyer, c’est pas la création de petites entreprises !!
– Mai tout est lié mon gars ! Créer des petites entreprises, c’est créer le futur tissus économique du Canton, c’est promouvoir le Canton durablement, c’est arrêter d’importer de la croissance en donnant des cadeaux fiscaux aux sociétés étrangères, source de l’immigration folle du Canton de Vaud qui fait que les loyers explosent !
Tout est lié.
– Oui je suis d’accord, on en a parlé pendant toute une soirée sans toi, tout est lié, de la crise des subprime aux prix du 3 pièces cuisine à 2000.- à Lausanne.
– Eh les gars, je dis pas grand chose mais si je peux me permettre : Toto, quand tu vas parler de ces problèmes d’immigration liées à le venue de ces entreprises étrangères, t’as pas peur qu’on te traite de facho ?

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