Le conte de Toto ou le con de Toto, selon les jours, les années, les avis. …suite

CHAPITRE 37 : 7 bonnes raisons : (1) L’indépendance du Parti de Rien.

– Alors la première raison, c’est la fraîcheur du parti de rien (sourire) : besoin d’un bol d’air : P.d.R. (resourire). Par fraîcheur, je veux dire que le Parti de Rien est libre. C’est déjà à la base un mouvement citoyen qui s’indigne contre des problèmes qui sont laissés de côté par la classe politique traditionnelle. C’était le cas pour la construction du minaret de Bussigny : la classe politique avait abandonné le combat contre l’initiative pour l’interdiction des minarets. Dans le cas des cadeaux fiscaux, c’est la même chose : quand j’ai vu qu’aucun parti politique n’en parlait l’automne passé, je me suis dit qu’on en parlerait jamais dans la campagne.

Ca a été l’une des raisons qui m’ont poussé à me présenter. Sans attendre le rapport du Contrôle Fédéral des Finances, on pouvait déjà bien voir les dangers de la promotion économique pour la cohésion sociale du Canton de Vaud. L’émission de Temps Présents « Les nouveaux colons de l’arc lémanique » passée en septembre est un témoignage de tous les problèmes que ça crée. Je ne comprenais donc pas qu’aucun parti ne soulève le tapis. Mis à part la liberté, un autre point est essentiel : l’indépendance, par rapport aux autres partis. Le P.d.R. n’est apparenté avec aucun autre parti, il est indépendant. C’est aussi ce qui m’a poussé à me présenter. Après s’être battu contre deux initiatives xénophobes et après que le Canton de Vaud ait refusé vaillamment par deux fois ces initiatives, je n’ai jamais admis l’alliance du PLR avec l’UDC. Comment est-ce possible… Cette alliance a été voulue uniquement pour garder la majorité au Conseil d’Etat le 11 mars mais elle a créé beaucoup de problèmes au niveau des communes vaudoises : du jour au lendemain il a fallu accepter que les ennemis de 20 ans deviennent les alliés, pour certains la pilule n’a jamais passé, et je comprends bien. Les fers de lance de cette opposition au dictat de Leuba et Broulis ont été Fathi Derder et Olivier Français, respect à eux deux, ils sont dignes de Delamure, respect. Du reste il sera intéressant de voir les résultats des urnes le 11 mars, je pense bien que certains n’ont jamais accepté cette alliance… En tout cas avec le Parti de Rien, rien de tout ça : pas d’arrangement, pas d’apparentement, pas de calcul politique à court ou à long terme, que du bon sens. Une autre raison à me présenter a été que tout semblait arrangé entre les deux blocs pour s’assurer une élection tranquille dans la continuité : on prend les mêmes et on recommence. Les atouts : une super entente collégiale, les conseillers d’Etat sont toujours d’accords… ! On l’a bien vue avec le rapport fédéral : en fait Maillard n’a jamais été au courant des cadeaux fiscaux jusqu’en avril 2011 selon la TSR, tu vois la collégialité, c’était plutôt du genre : tu m’emmerdes pas don mon département et moi de même. Espérons que quoiqu’il arrive, les décisions se feront réellement en collège dans le futur, on ne peut pas laisser à deux personnes uniquement l’importance de décisions qui impliquent tout le canton, et là-dessus, tout le monde est unanime. En résumé je pense que les gens en ont ras le bol de tous ces arrangements entre politiciens, ces calculs pour garder des majorités, pour garder le pouvoir. Les gens ont envie qu’on leur parle de leurs problèmes journaliers. L’apogée de ce ras de bol a été atteinte l’automne passé, lors du vote pour le Conseil Fédéral. Les partis politiques ont saoulé la suisse entière avec leurs arrangements et leurs alliances pour… rien. Dommage que Maillard n’ait pas été élu, il aurait fait bouger les choses au plus au niveau. En tout cas c’est un des seuls qui s’est exprimé contre tous ces arrangements et magouilles de la nuit des longs couteaux, chapeau. Voilà, vous avez compris la première raison de voter P.d.R. le 11 mars ? – Ouais je crois que c’est clair, alors la deuxième ?

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