Le conte de Toto ou le con de Toto, selon les jours, les années, les avis.

CHAPITRE 38. 7 bonnes raisons : (2) Un bol d’air svp, et vite !

– La deuxième raison c’est que le P.d.R a été le seul parti à dénoncer les exonérations fiscales vaudoises depuis le premier jour de la campagne électorale et surtout le seul parti à apporter des solutions : devant l’urgence, je propose un moratoire de cinq ans pour tout nouvel accord d’exonération fiscale avec une entreprise étrangère lors de son implantation, de même en ce qui concerne les nouveaux forfaits fiscaux pour les personnes physiques, le temps d’informer les vaudois sur ce qui se passe dans leur Canton
Et évidemment de donner un bol d’air aux vaudois !
Ce bol d’air est plus que nécessaire : tout le monde ressent cette surcroissance vaudoise au niveau des loyers, c’est simplement plus tenable. Il n’est pas normal que des villageois quittent leur village…à cause du prix des loyers trop élevés.
L’injustice fiscale avec les entrepreneurs établis en Suisse est également source de danger pour la cohésion sociale du pays. De même que l’injustice que représentent les forfaits fiscaux par rapport aux suisses. Les entrepreneurs du Canton et les Vaudois en ont marre de payer autant d’impôts et n’arrivent pas à croire que ces exonérations, considérées comme des subventions par la confédération, leur coûte en fait des dizaines voir de ces centaines de millions !


Une autre raison pour un moratoire sur ces pratiques fiscales est causée par la pression qui repose sur la Suisse actuellement, soit de la part des Etats Unis soit de l’Europe.
En ce qui concerne la pression sur les banques, il est clair que l’on a affaire à une attaque en bonne et due forme des pays anglosaxons contre la place financière suisse. C’est une guerre économique comme beaucoup d’autres pour prendre des parts de marché, dans ce cas de l’énorme marché de l’évasion fiscale. Malheureusement, comme dans les guerres militaires, tout n’est question que de rapports de force. Donc aussi injustes que nous trouvons ces attaques contre la Suisse, nous devons toujours revenir à la réalité et voir les rapports de force en jeu :

LA SUISSE,PETITE ET ISOLéE, DEVRA ENCORE SUBIR DE LOURDES PRESSIONS DE LA PART DE L’EUROPE ET DES ETATS UNIS.

Si la Suisse faisait partie de l’Europe, on ne subirait pas autant de pressions, preuve en sont L’Autriche et le Luxembourg qui ont aussi des pratiques fiscales discutables. Mais voilà, la Suisse est petite et est isolée, l’arrogance ne passe plus : l’affaire des fonds en déshérence et de l’UBS aux Etats Unis l’ont montré, il faut en être conscients.
Et le prochain cheval de bataille de l’Europe et des States contre la Suisse sera justement toutes ces largesses fiscales que la Suisse fait aux entreprises étrangères pour les faire venir, ça se sent à plein nez. Du reste le Canton de Vaud est spécialement dans le collimateur de la Communauté Européenne, aussi bien pour le traitement en franchise d’impôts des Holdings que pour la différence de traitement fiscal selon l’origine de l’entreprise ou que plus généralement pour les rabais fiscaux en tout genre.
Le moratoire sur les exonérations serait le premier geste préventif de la Suisse, en l’occurrence du pays de Vaud, qui donnerait un geste de bonne volonté envers l’Europe et les Etats Unis, un geste qui éviterait de se retrouver une nouvelle fois sous pression et de lâcher un maximum, comme ce qui est entrain de se faire au niveau bancaire.

– Et que proposes tu pour tous les cas de sociétés qui ont signé un accord avec l’Etat de Vaud en 2007, pour la dernière année de l’arrêté Bony et qui veulent resigner cette année pour 5 ans d’exonérations.

– Contrairement à Broulis, je pense comme la confédération : La fête est finie !
La confédération va mettre fin à ces abus et va exiger son impôt fédéral direct, par contre Broulis veut redonner ces avantages à ces sociétés concernant les impôts cantonaux et communaux : « La politique des petits pas dans la durée » comme il dit ou « L’impôt heureux » comme il a écrit…
Non, il faut clairement changer et être beaucoup plus sévère !
– Et quelle est la meilleure solution pour en finir avec tout ça ?
– C’est pas dur il n’ y en a qu’une : que Broulis et Leuba ne soient respectivement plus ministre des finances et ministre de l’économie, c’est la seule solution !

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