Le conte de Toto ou le con de Toto, selon les jours, les années, les avis.
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CHAPITRE 41 Sept bonnes raisons : (5) Logements : prendre le problème à la base.

– La cinquième raison, c’est que le P.d.R est le seul parti à vouloir prendre le problème à la base : l’excédent d’immigration du canton de Vaud par rapport au reste de la Suisse dont le taux est de moitié inférieur. Comme on en a déjà parlé le gouvernement vaudois n’est pas clair sur les chiffres de l’immigration. Ils parlent de 10’000 nouveaux venus dans le canton de Vaud mais depuis 2008, ce chiffre est plus près de 15’000, c’est à dire que chaque année, on doit loger une ville comme Vevey en plus, tu te rends compte ?


– Oui c’est énorme.
– Une grosse partie de cette immigration dans le canton de Vaud résulte directement de cette promotion économique du canton que je dénonce. Non seulement ces sociétés viennent en franchise d’impôts et mais elles arrivent avec la grande majorité de leur personnel. Ces célèbres 4633 emplois créés par ces sociétés ont nécessité au minimum le double de places de logements si l’on considère que tous ces expatriés viennent en famille, comme c’est le cas généralement.
– En tout cas, il y a des gamins, j’ai lu dans le journal cette semaine qu’à Genolier, dans la cour d’école, ça parlait qu’anglais…
– Eh oui, c’est grave. Le problème ne vient pas que de ces sociétés exonérées. Il y a deux autres raisons majeures qui font qu’on s’est fait envahir par ces sociétés étrangères. La première est que depuis les accords bilatéraux, il est beaucoup plus facile pour une société de venir s’implanter en Suisse et justement de débarquer avec tout le personnel qu’elle veut.
Avant les tracasseries administratives pour faire venir les expat rendaient ça plus difficile.
La deuxième raison est également fiscale. Après la crise de 2008, beaucoup de pays européens, les caisses vides, ont augmenté leur taux d’imposition des sociétés.
Ce fut particulièrement le cas en Angleterre, ce qui explique l’arrivée massive des britaniques notamment dans le business du négoce. Donc, ces sociétés, même si elles ne sont pas totalement exonérées viennent dans le Canton de Vaud pour profiter de ces taux extrêment bas.

– Ok, on en a déjà parlé, donc que proposes tu pour faire baisse cette immigration fiscale ?
– Ben pour les exonérations, je l’ai déjà dit : un moratoire de 5 ans pour les exonérations, le temps de que les Vaudois soient au courant de ce qui se passe. Et pour les exonérations existantes, être beaucoup plus sévère, et appliquer les contrôles et sanctions nécessaires.
Et pour les autres sociétés étrangères, celles qui bénéficient de taux d’imposition privilégiés,et la liste est longue, la seule solution sera de monter ces taux, sinon on se fera vraiment envahir : le Monde est grand, la suisse est petite, c’est sans fin.
– Mais bon y a pas que ça qui cloche dans le logement non ?
Je pense que tout est lié et que tant qu’on aura pas réglé ces problèmes d’immigration fiscale, il sera très difficile de régler le problème du logement dans son ensemble.
Regarde à Genève ou à Nyon : les autochtones n’ont plus les moyens de vivre chez eux, ils partent vivre en France voisine où les prix sont meilleurs marchés mais où les prix montent ensuite. Au final c’est les Français qui doivent aller vivre 50 km plus loin !
Et on parle de développement durable. Tout le monde finit par faire 50 km pour aller bosser, toutes les routes sont bouchonnées, bref tout le monde maille. Et bonjour la pollution.

– Et tu penses que si le Canton de Vaud avait un taux d’immigration de 1% comme la Suisse et pas 2%, ça réglerait le problème ?
– Franchement oui. Comme on vient le dire, on a besoin d’un bol d’air. On ne veut plus de cette croissance importée, ça a été trop loin et ça va beaucoup trop vite.
Et actuellement, les investissements dans l’immeuble commercial sont en chute libre, tout est concentré sur les immeubles d’habitation. Il nous suffirait de remonter un peu la fiscalité pour toutes ces entreprises étrangères et ça nous donnerait ce bol d’air. Et surtout les prix commenceraient à baisser, c’est juste plus possible de se loger à des prix abordables !
En attendant les collectivités publiques vont être obligées de se mettre à construire et de mettre à disposition des logements à prix modérés, le système des coopératives marche très bien. Plusieurs immeubles de la rue du Tunnel à Lausanne font partie d’une coopérative et ça marche à merveille.

– Et que penses-tu de ces droits d’emption qui permettrait d’obliger un privé à vendre son terrain ?
– Ben ça me rappelle un peu la Gestapo : Perkisition ! Non c’est pas sérieux.
Ca serait le comble de piquer le terrain à ceux qui veulent préserver les paysages !!!
Car au final, cette croissance à tout prix, c’est ça : un bétonnage constant et permanent.
Je suis aussi contre le droit de préemption, du reste.

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