Le conte de Toto ou le con de Toto, selon les jours, les années, les avis.
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CHAPITRE 43 Sept bonnes raisons : (7) parler, pas parler.

– Eh oui mon Tot, c’est vrai t’avais bien vu. Et t’es le seul qui a gardé le même discours pendant toute la campagne. Ton cheval de bataille est devenu le thème central de la campagne, c’est un truc de dingue. Rien que pour ça, t’as déjà gagné, quoique il arrive…
– C’est vrai que pour le moment je suis le seul garanti à être gagnant : en partant de rien ou moins que rien, même si je fais que 0,2% , ce sera déjà mieux que rien ahahahah.
– Ah oui au fait, t’as jamais donné le moindre chiffre sur ce que tu pensais faire.
– Ben je viens de te dire : mieux que rien (sourire).Non j’ai aucune idée. Et c’est très dur à prévoir, il y a 21 candidats, 9 de plus qu’il y a 5 ans et en ce qui me concerne, mystère et boule de gomme.
A tous les « connaisseurs » à qui j’ai demandé, ils m’ont répondu que ça serait très difficile : non seulement mon parti est nouveau mais je suis aussi nouveau, donc peu de chance.


– Ils te donnent combien alors ?
– Entre 1 et 2 %…
– Et qu’est ce t’en penses ?
– Je pense qu’ils connaissent bien la politique mais qu’ils me connaissent pas bien ahahahaha.
– T’as le melon ? Tu penses passer au premier tour ?
– Non je vais molo, je pense passer pour le deuxième tour !
– Ca veut dire quoi ça ?
– Que pour passer pour le deuxième tour il faut 5%, c’est donc ce que je vise, c’est mon objectif.
C’est ce que je vise tout en ayant aucune idée de ce qui est possible, mais tu connais mon côté positif et mon esprit de compétition : il suffit qu’on me dise que je vais faire tant pour avoir envie de viser deux fois plus.
– Ouais, je vois bien. Mais faut t’enfoutre de ce que tu vas faire, t’as fait une belle campagne.
Mais tu nous a pas encore dit la septième raison pour laquelle on doit voter pour toi, tu croyais t’en sortir comme ça (sourire)?

– Non pas du tout, j’attendais que tu me le demandes.
La septième raison est que je suis le seul candidat qui a parlé depuis le premier jusqu’au dernier jour de la campagne.
– Parlé ? Parlé de quoi ?
– Déjà de moi, de mon parcours tout jeune, mes études, puis de macroéconomie et de la place de la Suisse là au-milieu et enfin des problèmes des vaudois.
Les autres candidats et notamment tous les sortants ont tout fait pour ne parler de rien, ils pourraient aussi faire un parti tous ensemble : le p.d.r, le parler de rien (sourire).
On parle de rien, on n’évoque pas les problèmes de fonds, on ne critique ni on affronte l’adversaire, on s’autocongratule dans tous les sens bref on fait tout pour rien dire et pour continuer avec l’équipe en place, sans débattre de rien…
J’ai essayé de faire une campagne différemment, en parlant vrai, en disant ce que je pense et en ne faisant aucun calcul.
Je ne regrette pas de m’être porté candidat, j’ai beaucoup appris en peu de temps.
Mais tout ça n’a été possible que grâce à un truc.
– Ah oui, à ta mère qui t’a mis au monde ?
– T’es con, ça c’est clair.
Non, j’ai pu faire tout ça uniquement parce que j’ai senti du soutien dans ma démarche, un soutien de vous deux, de ma chérie, de ma famille, de mes proches, de mes amis facebook, et très important, le soutien de tous les gens qui ne me connaissaient pas et qui se sont intéressés à mon journal de campagne.
Et si j’ai réussi à ce que des jeunes s’intéressent un peu plus à la politique, ou que des moins jeunes s’y intéressent à nouveau, et ben ça serait pour moi déjà une énorme victoire.
– Ben tu vois, t’as déjà gagné, t’as réussi à m’intéresser à l’économie et à la politique, ahahahhah.
Non sans déconner, merci. Et en plus tu m’as convaincu, il me reste deux heures pour aller apporter mon enveloppe à la place de la Louve, j’y go, c’est jamais trop tard. Je te rejoins dans l’après midi chez toi.
Et ton dernier message pour la campagne ?

– Merci, merci à toutes et tous ceux qui m’ont soutenu et qui m’ont donné l’énergie pour y croire ☺

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