ImageVoilà une photo de près de ce fameux charriot transbordeur de wagons si particulier et si caractéristique de la plateforme du Flon dans son époque d’entreposage de marchandises, époque qui dura près d’un siècle tout de même !

On voit du reste sur la photo la vétusté et la particularité de l’engin, avec ses deux roues centrales à crémaillère et ses deux bidons à l’arrière, relié au réseau électrique avec ces empiècements métalliques rouges, et son spot monté sur tiges métalliques : superbe image, du bel ouvrage, un véhicule ferroviaire d’un autre temps.

On comprend mieux ainsi la forme perpendiculaire de tous les immeubles du Flon : comme on le voit sur la photo, la voie du Chariot, la rue centrale piétonnière du Flon actuelle, avait en fait la dimension exacte d’un wagon de chemin de fer, ni plus ni moins.
C’est pourquoi on voit ces gros panneaux bleus avec la mention PASSAGE INTERDIT qui rappelle les panneaux bleus interdisant la traversée des voies dans les gares.
En fait c’était bien ça., il n’y avait pas la moindre place pour un piéton sur la voie du charriot, ou à ses risques et périls…

Le seul à pouvoir passer par la voie du chariot, ou plutôt la seule, la star du Flon, c’était le fameux transbordeur du Flon avec son look digne de Mad Max, ou plus près de chez nous, de Zapoff, dont vous pouvez admirer au passage ses véhicules madmaxiens actuellement dans le Flon.

Concernant lers transversales sur chaque dépôt, leur largeur était également exactement de celle des wagons de sorte qu’en ouvrant les porters du wagon, on pouvait directement décharger dans les différents dépôts, à niveau.

Il faut donc rappeler ici que la ligne de métro Lausanne Ouchy a toujours été une ou la seule ligne de métro au monde avec des écartements de roues identiques à ceux des trains ferroviaires suisses et internationaux, ceci pour acheminer les wagons de marchandises directement au Flon.
Ce n’est malheureusement plus le cas aujourd’hui avec le M2.
N’aurait-il pas fallu tout faire pour sauver la ficelle, au moins pour son trajet jusqu’à la gare, témoignage du passé ?
L’histoire le dira, mais pour ma part la réponse est évidemment affirmative.

A suivre, merci pour votre lecture

Guillaume Morand, président association My Flon

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