971063_425088700943792_2050431762_nSuite au développement continu de Lausanne et de son agglomération, nous avons vu dans le chapitre 12 qu’une nouvelle gare marchandises à Sébeillon est mise en place au début de ces années 50, les dépôts du Flon n’étant pas suffisant.
Simultanément, en 1953, une ligne de chemin de fer reliant le Flon et Sébeillon est créée, une ligne de 980 mètres exploitée par les CFF et en fonction jusqu’en 1979 !

C’est bien cette voie ferrée que l’on voit sur la photo au début de ces années 70, voie ferrée qui longe la rue de Genève pour s’engouffrer dans le Flon et permettre de livrer les différents dépôts sans passer par la Gare de Lausanne et la ligne du Lausanne Ouchy.

Le quartier actuel de l’administration vaudoise, avec ses 3 imposants immeubles et son arbre métallique, était occupé à l’époque par des bâtisses en bois ou en préfabriqué que l’on voit de part et d’autre de la voie ferrée, voie ferrée qui coupe ,sans barrières !, la rue de la Vigie au premier plan.

L’imposant immeuble au premier plan est la caserne des pompiers, inaugurée comme la voie de chemin de fer, en 1953.

Après avoir marché à fond pendant près d’un siècle, c’est le début de la fin pour les entrepôts du Flon.
Le développement incessant du trafic automobile rend le quartier moins attrayant pour des entrepôts. Mais c’est bien la place qui manque, la place sur la plateforme comme la place pour des entreprises présentes au Flon qui veulent se développer.

C’est donc logiquement dans cette période des années 70 que prennent un grand essor les zones industrielles de l’ouest lausannois, les zones industrielles des communes de Renens, Bussigny, Crissier et Ecublens qui se touchent, le nouvel eldorado des entrepreneurs aux vues larges, à une encablure du réseau autoroutier juste fraîchement aménagé avant l’expo de 1964.

Et c’est bien le cas de Debrunner dont on voit l’immeuble sur la photo : à l’étroit dans son immeuble, Debrunner quitta le Flon pour Crissier, laissant son immeuble vacant, qui sera repris par la suite par le MAD, le célèbre club lausannois, qui en fit un des clubs les plus connus de Suisse.

On voit également sur la photo la maison Mercier encours de rénovation, ce qui devrait permettre de mettre une année exacte sur la photo, mais je n’y suis pas arrivé

A suivre, les année 80 au Flon.

Merci pour votre lecture.

Guillaume Morand, président de l’association My Flon

Publicités